La commune de Dammarie-lès-Lys fait des efforts non-négligeables pour justifier la troisième fleur qu’elle a décrochée en 2006 au concours régional des villes et villages fleuris. Espaces verts, massifs de fleurs, plantations diverses se multiplient dans le centre-ville, pour la plus grande joie des riverains.
Mais continuons la visite de la ville et… quelle surprise ! Centre commercial de l’Abbaye, Plaine du Lys… Les déchets divers et variés remplacent les fleurs en pot ou en massifs. Les aires de jeux disparaissent petit à petit. Mais c’est ça la rénovation urbaine ! La vie continue pour ces Dammariennes et Dammariens, malgré la dégradation de leur cadre de vie. Qu’en pensez-vous M. le Maire ?
Autre souci avec toutes ces fleurs : la mairie a parfois tendance à en abuser. Prenez, par exemple, les nouvelles plantations du rond-point entre l’avenue Victor Hugo et l’avenue Louis Barthou. S’il est agréable pour les yeux, il ne laisse plus aucune visibilité aux automobilistes, quelle que soit leur provenance ! Attention, les fleurs, c’est bien, mais, M. le Maire, n’oubliez pas la sécurité routière.
Nos concitoyens habitant sur les péniches situées Quai Voltaire se retrouvent dans un épais brouillard administratif. Ce n’est plus uniquement au Port Autonome de Paris (PAP) de gérer le stationnement de leurs bateaux car la loi Ollier de décembre 2006 associe les maires à la gestion de ces zones sur son territoire. Le PAP a envoyé une lettre au maire cet été afin qu’il donne son accord au maintien du stationnement. Une absence de réponse équivaut à un refus, qui entraînerait, à partir du 1er novembre, le doublement de leurs redevances mensuelles, une astreinte journalière de 100 €, voire leur expulsion des lieux.
Le maire n’ayant pas répondu à ce courrier, une délégation a demandé à le rencontrer le 26 septembre. M. Mignon leur a assuré qu’il souhaitait que ces bateaux restent à quai. Dans le même temps, ne reconnaissant pas au PAP la gestion de ce site, il a confirmé qu’il ne signerait pas. On sait qu’il n’est pas à une contradiction près, et ce depuis 1983.
Ces citoyens de Dammarie depuis 25 ans, dont les enfants sont scolarisés sur la commune, se retrouvent avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Et pourtant, défenseurs de l’environnement, ils participent à l’entretien des berges et la surveillance de la pollution de la Seine. Pour faire valoir leurs droits, ils se sont regroupés en association, « Par l’émoi des péniches ».
Sarkozy nous dit « Les Français vont enfin pouvoir travailler plus pour gagner plus » ! Mais à quel prix…
Résultats : les heures supplémentaires défiscalisées, le bouclier fiscal qui passe de 60 % à 50 % (ce qui supprime l’ISF pour les plus gros revenus) et les droits de succession très fortement allégés. Les grands patrons applaudissent !
Ces mesures vont coûter 18 milliards d’euros à l’Etat… la première année ! Alors même que, de l’aveu du Premier Ministre, la France est « en situation de faillite budgétaire ». Nicolas Sarkozy savait tout cela lors de son élection mais il avait un atout dans sa manche : la relance de l’économie !!! Mais, problème : où est-elle ?
Comment la situation pourrait-elle être différente ? Cette loi consiste uniquement à faire des cadeaux aux classes les plus favorisées du pays. Elle incite les chefs d’entreprises à faire travailler plus longtemps leurs salariés, au lieu d’en recruter de nouveaux.
Et comment faire des heures supplémentaires lorsque son patron ne le souhaite pas ? Les salariés n’auront pas le choix ! Et y’a-t-il encore des heures supplémentaires à faire à Peugeot, à Airbus, quand les plans sociaux se succèdent ? A quand les augmentations de salaire à l’heure où toutes les prix flambent ?
Les Français travailleront plus… et gagneront moins !
Dans la France d’après le 6 mai 2007, les attaques contre les acquis sociaux se succèdent sans discontinuer. Sur tous les sujets, Nicolas Sarkozy prônait la rupture, on voit aujourd’hui quelle en est la vraie nature :
- RUPTURE avec le bouclier fiscal de 18 milliards d’euros qui accroît le fossé entre les riches et les pauvres.
- RUPTURE sociale lorsque Nicolas Sarkozy détruit une à une toutes les protections du droit du travail, pour le plus grand plaisir du patronat (MEDEF).
- RUPTURE pour les plus démunis en refusant d’augmenter le SMIC.
- RUPTURE avec le service public lorsqu’il privatise GDF, ce qui prive l’Etat de tout contrôle sur le secteur énergétique.
- RUPTURE avec la sécurité sociale lorsqu’il veut instaurer le principe « malade payeur » à travers les franchises médicales.
- RUPTURE dans les relations internationales lorsqu’il aligne notre politique étrangère sur les conceptions de son ami Bush.
Cette offensive sans précédent, véritable bourrage de crâne médiatique, abrutit à chaque instant les Français. Chaque fait divers devient un prétexte pour créer une nouvelle loi, avant même d’avoir vérifié si un texte n’existait pas déjà. La population doit absorber un flot continu d’annonces de toutes sortes, peu importe si les ministres se contredisent.
Pour Sarkozy, l’objectif est atteint : chaque jour, une nouvelle information, immédiatement remplacée par la suivante. A force, ses communications intoxiquent les Français, plus personne ne parvient à les comprendre, encore moins à les discuter, les contester…
Face à cette politique de destruction sociale, nous, Socialistes, avons le devoir de résister ! Déjà, le refus des salariés s’expriment dans la rue : grève du 18 octobre contre la politique du gouvernement, mobilisation contre les franchises médicales, contre cette politique raciste de l’immigration…
Les Socialistes ont le devoir d’inventer "la France d’après" Nicolas Sarkozy. Une France porteuse d’un message d’égalité, de tolérance et de fraternité.
C’est un combat que nous devons mener avec conviction et détermination. C’est un combat que nous mènerons ensemble !